Sauveterre-de-Guyenne

Bastide « authentique »

Bastide de plaine

Bien implantée sur une légère pente, la bastide de Sauveterre-de-Guyenne a été établie à l’emplacement d’une motte fortifiée le castellum de Salbaterra mentionné dès 1184-1192.

Elle appartient alors à trois parsonniers et se situe sur la grande route nord-sud reliant la Dordogne à la Garonne.

La qualité du site facilité d’accès, possibilité naturelle d’extension, absence de contraintes topographiques en fait une création exemplaire.

Une fondation anglaise

vd’une querelle féodale entre le damoiseau Jordan du Puch, l’abbé de Blasimon et le seigneur Gaillard d’Escoussans.

Le conflit est réglé en 1281 grâce à l’intervention du roi-duc Edouard 1er qui s’est approprié l’ensemble du territoire disputé pour y fonder la ville nouvelle.

Après la mort de l’abbé de Saint-Ferme, une charte de coutumes est accordée en 1283, heureusement conservée. Une juridiction prévôtale y siège et regroupe alors une dizaine de paroisses des alentours.

Un plan magnifique

A l’intérieur de ses murailles, la bastide présente le plan régulier caractéristique.

Quatre rues principales donnent sur les quatre portes de la ville (portes Saubotte, Saint-Romain, Saint-Léger et de la Font) et débouchent sur la place centrale, qui a perdu sa halle de bois, mais qui a conservé aujourd’hui ses beaux couverts.

Un carrefour à quatre portes, chef lieu de canton

Une architecture préservée

Les quatre portes de la bastide ouvrent sur des rues qui convergent vers le centre de la ville, où se trouve cette place, dépourvue aujourd’hui de sa halle en bois démolie en 1852.

Les arcades épousent l’inclinaison sensible du terrain et offrent de larges couverts. Là réside tout le charme de Sauveterre-de-Guyenne. L’habitat dessine des lots quadrangulaires où se trouvent des maisons anciennes, à la façade à pans de bois et de briques, d’autres en belles pierres calcaires de l’Entre-deux-Mers.

L’église, restaurée au XIXe siècle et située dans un angle de la place, conserve sa belle abside du XIIIe siècle.

Des portes fortifiées

Ouvertes à la terminaison des rues principales de l’agglomération, aux quatre points cardinaux, elles constituent les seuls vestiges de l’enceinte dont les remparts ont été démantelés après 1814.

C’est le roi-duc qui finança la construction de cette clôture de la ville. Bâties au début du XIVe siècle, elles ont servi de tour de guet et de défense, mais aussi de point de contrôle pour la sortie des habitants et l’entrée des marchandises lors des foires et marchés.

Une économie toujours prospère

Depuis le Moyen Age, dans la bastide, foires et fêtes ont ponctué les saisons, animant ainsi la vie locale. Le marché du mardi est toujours apprécié, surtout en saison touristique.

Sauveterre-de-Guyenne est aujourd’hui un centre éducatif important et les associations sportives et culturelles sont très actives. La viticulture, omniprésente, au travers de son importante cave coopérative, participe à l’activité et à la renommée de la cité.

Bastide de Sauveterre-de-Guyenne | Réseau de voirie

Un « véritable échiquier »

Le réseau de voirie dessine un maillage très fin et dense au sein de la ville. Une hiérarchie est établie suivant la fréquentation et la fonction de chaque voie. Le développement économique s’est concentré sur les rues et la place où règne le commerce.

Les façades de ces lieux ont été modifiées au cours du temps, reconstruites totalement ou percées d’ouvertures plus larges et plus hautes, balcons de pierre ou métalliques du XIXe siècle…

Tout un vocabulaire

Les andrones, espaces étroits de 30 à 60 centimètres environ, séparent les habitations les unes des autres.

Ces égouts à ciel ouvert recueillent les eaux usées et pluviales. Ils ont également un rôle de coupefeu.

Les « ruettes », « ruets » ou « carreyrous » (largeur 2 mètres environ), sont des venelles destinées à faciliter l’accès de service à l’arrière des habitations. On les retrouve encore à Monségur (« ruet du Soleil ») et à Sainte-Foy-la-Grande (ruet Notre-Dame). Les « ruets » ont conservé leurs façades d’origine (arcades XIVe et XVe siècles et fenêtres à meneaux des XVIe et XVIIe siècles).

A Sauveterre-de-Guyenne comme ailleurs

Les rues charetières, « carreyras » dont la largeur est précisée dans les chartes de fondation, sont accessibles aux attelages et au bétail. Les îlots, délimités par les ruettes et rues charretières, sont le plus souvent de forme rectangulaire.

Les habitations construites dans ce périmètre se caractérisent par l’étroitesse de leur façade. A Sauveterre-de-Guyenne, leur taille est de 8 m sur 24. Bien souvent, le délai de construction de l’édifice est indiqué dans la charte de fondation et des amendes sont prévues en cas de retard. De ce fait, les premières constructions étaient fréquemment construites en bois avant d’être refaites en pierre.

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